20h30 [ ... ]

" The chosen pessimist '' résonnant dans ma tête comme une lugubre symphonie, quelques bribes de conversations parvenant à mes oreilles, pourtant rien ne semble m'atteindre, mon corps parait vide, dénudé de son âme.
Un seul & unique désir m'envahie, j'observe ma fenêtre d'un ½il désireux, je voudrais tellement partir, ouvrir cette porte & m'envoler par-delà les étoiles, au-delà de ces toits si ternes, par-dessus ces nuages si sombres, m'évader, m'enfuir & ne plus revenir.
L'espèce humaine m'exaspère de jour en jour, son narcissisme, son égocentrisme, tout ne m'évoque que de douloureuses nausées.
Chaque matin semble être le commencement d'un nouveau cauchemar, me forçant à affronter cette dure réalité qui m'étouffe de toute son hypocrisie.
L'être humain n'est autre qu'un loup solitaire s'étant effacé de sa meute, pensant qu'il peut tout dominer, pensant qu'il peut obtenir tout ce qu'il convoitait, désirant toujours plus que ce qu'il détient déjà.
Se mentant à lui-même, il espère tant bien que mal exaucer ses prières, laissant s'écouler 1001 blasphèmes de sa bouche si malsaine.
C'est dans cette froideur quotidienne que se déroulent mes jours, que semble stagner mon sang s'imprégnant de toute cette haine qui s'est emparée de moi.
Je voudrais me détacher de mes chaînes, me libérer de toute cette mascarade, découvrir de nouveaux horizons, goûter à une vie plus plaisante.
Je ne peux me dérober de cette main qui m'est tendue, je ne veux m'en délier.
Elle est ma seule issue de secours, l'unique clef de ma liberté. Je pleure, je hurle, mais personne ne semble m'entendre, pourtant je sais qu'au-delà de cette univers nocturne quelqu'un m'attends.
Je me bas, constamment je lutte contre ces journées monotones, mais je me sens coupable, coupable de goûter au bonheur & de devoir m'en échapper.
Dans mes yeux où perle la noirceur, scintille toutefois un faible halo lumineux qu'un ange fait rayonner à chacun de ses regards, une lueur d'espoir, source de toute ma force, source de cette prétention qui me permet d'affronter la réalité.
Me moquant de ce qui m'entoure je semble avancer un but précis logé aux coins de mes yeux, ce que j'étais n'est plus, ce que je suis sera
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# Posté le samedi 18 avril 2009 08:33

Modifié le lundi 23 novembre 2009 15:19